mardi 27 octobre 2009

Maudit que j'aime pas ça, les lundis! (Chronique)


«Maudit que j'aime pas ça les lundis!»

Pourquoi est-ce qu'on entend toujours cette rengaine entre 8h et 11h les lundis? Les gens tiennent-ils tant à montrer qu'ils détestent aller à l'école, qu'ils préféreraient être toujours en congé? Parce qu'on doit se l'avouer, c'est le début de la semaine et la fin du mince congé qui s'immisce entre deux périodes d'école (ou de travail) qui nous rend marabout. Pourquoi est-ce que c'est la première chose qu'on dit aux gens: «'Pas facile, ce matin!». On est un peu fiers de le dire, de mentionner qu'on a pas envie d'être là. C'est un peu la convention: on a pas le droit d'aimer le lundi matin.

Et puis, c'est pas si pire, le lundi. Le lundi, tu vois les gens de l'école que tu n'as pas vus pendant la fin de semaine. Le lundi, tu as toujours quelque chose à raconter au monde. C'est aussi le premier pas vers le vendredi... même si c'est un peu poussé comme idée. Le lundi, il y a un 2 pour 1 à La Popessa (si on possède l'Antidote).

Le mardi. Bon... Sans être le lundi, c'est le jour le plus éloigné du prochain lundi. On peut voir ça comme ça. Il y a les «P'tits 2$ du mardi» chez PFK (je crois). Moi, j'ai juste un cours, le mardi, j'aime ça.

Le mercredi. C'est le milieu de la semaine: la moitié de faite! Pour fêter ça, il a les «bucks à une piastre» à la P'tite Grenouille!

Le jeudi. Tu sais que ça achève: demain sera ton exutoire. Tu es content aussi, parce que le jeudi, il y a deux choses qui arrivent. Premièrement, il y a la paye. Toujours une bénédiction, cette paye. Deuxièmement, il y a le Voir. C'est toujours plaisant de lire quelque chose d'autre que les grands journaux. C'est bon, le Voir.

Le vendredi. Là, c'est facile. Douce délivrance, Ô attendu et mérité congé, je t'aime. Comme si je devais pas travailler 20 heures, en fin de semaine. Comme si je n'avais pas deux livres à lire et trois travaux à remettre pour la semaine prochaine. Les vendredis de l'Indépendance à l'Ostradamus. Les magasins ferment plus tard! Wow! Puis... Oh! Ostie! J'ai oublié! Le Voir sortait hier! Vite, je vais le lire!

«Le samedi, ils magasinent, avez-vous vu leur triste mine?» chantait Leloup. Samedi, pourtant, c'est joyeux. On va au cinéma, on se promène dans le Vieux Québec, on mange au restaurant... Et le soir, on fête! Il y a le hockey, aussi, c'est pas mal! Qu'on ne se plaigne pas...

Le dimanche. Ah! Ce sacré jour du Seigneur. On l'aime. La journée-bonbon, comme on dit à mon travail. Tout le monde est tranquille. On dort plus tard, on ne travaille pas. En fait, moi, je travaille, mais il n'y a presqu'aucun client: je suis payé pour jaser avec mes collègues. La messe, aussi. C'est tout ce que j'avais à dire sur la messe.

«Maudit que j'aime pas ça, les lundis!»

Ça ressort la semaine d'après, mais là, tu sais quoi dire à ce pessimiste chronique. La vie n'est pas si pire. On devrait faire avec les lundis, c'est 1/7 de notre vie quand même. Tu peux lui dire de ne pas voir que les mauvais côtés, qu'il y a un petit bout de plaisir dans chaque jour et que le truc pour être heureux, c'est de profiter du plaisir plutôt que de s'apitoyer sur les petits malheurs de la vie.

Alors voilà, la vie a du bon. Sur ce, bonne semaine, je vais faire l'épicerie (10% de rabais pour les étudiants le lundi!)...

602 mots

Image tirée du site http://www.vbfox.net/images/misc/garfield_040308.png

1 commentaire:

  1. ahaha c'est une bonne dose d'optimisme, on aime ça. j'ai bien ri, merci :)

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